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7 Oct 2018 | Profession
 

À quelques kilomètres du Perthus, le différentiel de prix qui va se creuser avec l’arrivée du paquet à 10 euros passe mal. « Nous demandons au Gouvernement que la fameuse harmonisation du prix avec les pays frontaliers soit effective avant le passage à 10 euros. Sans cette mesure, qui avait été promise par le candidat Macron, on risque de voir disparaître notre corps de métier », assure – dans L’Indépendant du 2 octobre – Michèle Monnier buraliste à Saint-Jean-Pla-de-Corts (Pyrénées-Orientales). 

Et de confier qu’il s’agit peut-être d’un « vœu pieu », mais que le combat vaut d’être mené. Elle estime qu’un paquet sur quatre fumé en France est issu de l’étranger, soit plus de 3 milliards d’euros de taxes hors des finances françaises.

C’est pourquoi l’association « Buralistes en colère » (voir Lmdt du 8 septembre), dont elle fait partie, a interpellé le président de République sur le dossier et affiche une « alerte citoyenne » dans les débits de tabac de ses membres.

« Nos tabacs font partie du lien social et économique des villages, il faut préserver ce lien, et ne pas mettre à la rue 5 000 familles de buralistes et leurs employés » poursuit Michèle Monnier. « Et que l’on ne nous dise pas qu’il faut simplement se diversifier. Dans mon magasin, je vends aujourd’hui plus de 15 gammes de produits différents ».

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