Juste avant la tenue du Congrès de Pneumologie de langue française (Lille, 1er au 3 février), les spécialistes estiment que si le tabac reste la principale cause de cancer du poumon, il ne peut pas toujours être incriminé …
Ainsi, selon un communiqué du 30 janvier, le tabac n’est « toutefois » pas le seul risque du cancer du poumon « comme le montre une augmentation des cancers bronchiques chez les non-fumeurs ces dernières années. Le cancer pulmonaire du non-fumeur représente aujourd’hui 10% des cancers du poumon en Europe tandis que 34% des nouveaux cancers surviennent en France chez des femmes non-fumeuses ».
Parmi les raisons avancées : le tabagisme passif (malgré l’interdiction de fumer dans les lieux publics ?), la pollution atmosphérique (notamment liée aux particules de gaz d’échappement diesel), l’exposition professionnelle à certaines substances.
Le Pr Dautzenberg ajoute à la liste le cannabis. « Un
joint équivaut à environ 5 ou 6 cigarettes » estime le pneumologue. Une étude publiée en Nouvelle-Zélande estime que l’impact du cannabis sur le cancer du poumon serait, « à peu près le même », que le tabac pour une quantité fumée similaire.
En 2011, en France, on a recensé 39 000 nouveaux cas de cancer du poumon et 29 000 décès estimés. Les femmes représentent actuellement le tiers des décès (8 100), soit trois fois plus depuis 1985.




