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16 Jan 2017 | Observatoire
 

Comme cela était prévisible (voir Lmdt du 8 janvier), le cannabis s’est trouvé au cœur du débat entre les candidats à la primaire de la gauche. Une bonne dizaine de minutes d’échanges sur un sujet pour le moins clivant.

 « Dans les bureaux de tabac, on trouve tout ce qu’il faut pour faire un joint … sauf le cannabis » a lancé François de Rugy qui indique, dans son programme, que dans les dix-huit mois suivant l’élection présidentielle une nouvelle législation – à l’essai sur cinq ans – serait adoptée. Avec trois volets : sanitaire, sécuritaire et économique. Et une exclusivité de la commercialisation sur le modèle des débits de tabac. Toute vente en dehors de ce réseau contrôlé serait illégale. À noter que dans la soirée, des proches du candidat écologiste ont confirmé qu’il était favorable à la vente par les buralistes.

 Position comparable pour Silvia Pinel : « la vente de cannabis doit être encadrée pour assécher les trafics ».

 En revanche, Manuel Valls a expliqué : « une politique de santé publique s’appuie sur la prévention. Il faut des interdits dans nos sociétés »

 Pour Arnaud Montebourg, « ce n’est pas aux politiques publiques d’autoriser la consommation de produits nocifs ».

• Vincent Peillon est favorable à « un débat sur la dépénalisation du cannabis avec les Français, en écoutant les personnels de santé et de sécurité ».

• Jean-Luc Benhamias est pour une légalisation contrôlée.

• Benoit Hamon estime que la légalisation et l’encadrement de la distribution du cannabis peuvent être une solution.

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