C’est à huis clos, et dans une ambiance relevant du « confidentiel défense », que se déroule en ce moment même (du 30 novembre au 11 décembre) à Bruxelles, la « consultation inter –services », avant la présentation officielle de la proposition de la Commission sur la nouvelle Directive Tabac (voir Lemondedutabac du 7 décembre).
Cette consultation consiste à recueillir l’avis de toutes les Directions générales composant la Commission européenne : il y en a 26 « à caractère politique », avec à leur tête un Commissaire représentant un membre de l’Union européenne (le 27e pays étant le Portugal, représenté par le président de la Commission José Manuel Barroso).
Le commissaire français est Michel Barnier, en charge du Marché intérieur et des Services. Celui-ci voit approcher le terme de son mandat. Il aurait pour objectif de solliciter, à nouveau, la confiance des électeurs, en 2014, pour revenir au Parlement européen. On lui prête l’intention d’en briguer la présidence.
Ces jours-ci, tant la Confédération des buralistes que la Fédération des planteurs de tabac ont adressé des messages à la Commission. Pour alerter sur les graves conséquences que pourraient avoir, si elles étaient retenues, certaines dispositions que l’on prête au projet de directive : paquets génériques ; suppression des linéaires ; restrictions sur les ingrédients.
Les deux organisations en ont appelé au bon sens, afin que la nouvelle Directive soit une réponse adaptée et proportionnée aux besoins de la lutte contre le tabagisme.
Des tabaculteurs aux débitants, la filière tabac représenterait 130 000 emplois en France. Une donnée qui n’est pas anodine, dans ce débat.




