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26 Août 2016 | Pression normative
 

Najat-Vallaud-Belkacem« Les élèves ne peuvent pas fumer à l’intérieur » des lycées et aucun proviseur ne doit déroger à la loi Évin malgré les contraintes de sécurisation des établissements scolaires, a répété, ce jeudi 25 août, la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, selon les termes d’une dépêche AFP.

« Il faut partir du principe que la loi Évin s’applique en tout état de cause », a affirmé la ministre, interrogée par un proviseur lors de la réunion de rentrée des personnels encadrants de l’Académie de Lyon à laquelle elle assistait.

Nombre de proviseurs s’inquiètent de la gestion des pauses-cigarette lors des récréations alors que les attroupements sont déconseillés devant les établissements scolaires depuis les attentats du 13 novembre (voir Lmdt des 14 avril et 3 mars).

« Comment je vais pouvoir prendre les mesures pour qu’à la fois je puisse convaincre les élèves, sans dramatiser, de rester à l’intérieur sans déroger à la loi Évin », s’est interrogé l’un d’eux en glissant avec humour que ce casse-tête de la « pause-clope » l’avait taraudé une partie de la nuit.

« Je comprends la difficulté », lui a répondu la ministre, expliquant que lorsqu’il y avait des « menaces » sur les élèves il fallait les « confiner » mais que « le reste du temps », il pouvait les laisser sortir. Elle a aussi invité les proviseurs à trouver des « façons d’éviter les attroupements », par exemple en faisant en sorte que tous les élèves ne sortent pas en même temps, tout en reconnaissant la difficulté de l’exercice.

« Je ne prétends pas faire de la sécurité le cœur de métier des personnels de l’Éducation nationale », a-t-elle ajouté, même si aujourd’hui la sécurité est « un devoir » et une « exigence ». Elle répondait ainsi aux nombreuses interrogations de proviseurs qui se sentent insuffisamment formés et déplorent l’absence de personnels dédiés à la sécurité.

Après les attentats de novembre, une circulaire permettant d’installer des fumoirs dans certains lycées avait suscité la polémique et en avril, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Hauts-de-Seine) avait suspendu la décision d’un chef d’établissement d’autoriser les élèves à fumer dans la cour (voir Lmdt du 21 avril).

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