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18 Nov 2012 | Observatoire, Profession
 

« Quand on a le meurtre d’un buraliste … ça fait l’ouverture du journal de 20 heures ! Des meurtres, il y en a d’autres ailleurs … ». Avec délicatesse et habileté, Jean-Claude Gaudin s’est emporté contre la « surmédiatisation détestable » des problèmes de sécurité de la  ville qu’il administre depuis 17 ans, lors d’une conférence de presse, la semaine dernière. Gageons que cette formule aura été appréciée comme il sied par les buralistes de l’agglomération phocéenne, sous la pression d’agressions répétées cet automne.

A propos de « surmédiatisation », le drame du commerçant de Marseille (voir Lemondedutabac des 10 et 16 novembre) pose la question récurrente de la façon dont les médias s’emparent des sujets, les diffusent, les répercutent et leur assurent une résonance plus ou moins proportionnelle à l’événement traité. Mais, dans ce contexte, la « sous-médiatisation » aurait-t’elle été préférable ? Le silence est pratique, il dispense du devoir de mémoire. Le silence est terrible, il annonce d’autres victimes. Même s’il ne s’agit que « d’un buraliste ».

En tout cas, au fil de la presse régionale d’hier, on mesure comment le mot d’ordre de fermetures symboliques de vendredi (voir Lemondedutabac du 16 novembre) a suscité un vif intérêt dans la presse de nos régions : de la Dépêche de Toulouse en passant par La Nouvelle République de Tours à Nice Matin ou l’Union de Reims, pour ne citer que ces exemples. Sans compter plusieurs sujets, toujours ce samedi, émanant des différentes stations de France3.

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