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3 Oct 2012 | Institutions
 

La hausse du prix du tabac partage les députés de l’opposition, qu’ils soient ou non accros à la cigarette. Ambiance à l’Assemblée nationale, ce mardi 2 octobre, à quelques minutes de l’ouverture du débat sur le traité européen, rapportée par Le Nouvel Observateur.

Pierre Lellouche (UMP Paris) ironise, tout en fumant : « taxer les fumeurs, c’est une cible facile, quand on cherche de l’argent … Et puis là, on peut le faire au nom des bons sentiments … donc, tout va bien ». Et il prédit : « … plus de contrebande, plus de systèmes détournés pour trouver des cigarettes moins chères », tout en se montrant sceptique quant à la diminution du nombre de fumeurs.

Patrick Ollier (UMP Hauts-de-Seine) renchérit, en précisant qu’il ne fume pas : « chaque fois que le gouvernement cherche de l’argent, il augmente ce genre de taxes. On se rend compte de quoi ? Ça porte atteinte au pouvoir d’achat (…). Il a ses limites, l’argument de la santé publique, parce que les taxes sont déjà extrêmement lourdes et suffisamment dissuasives ». Et de jouer les provocateurs : « le mieux pour la santé publique, ce serait carrément de tout interdire, à ce moment-là il n’y aurait plus de problème de santé. Bien sûr, je plaisante ! ».

Jacques Myard (UMP Yvelines), opposé au traité européen dénonce : « en réalité, les hausses du tabac, les taxes envisageables partout (…), c’est l’exemple même de ce qui est entraîné par le traité sur l’euro ».

Dans le camp des « favorables » à la hausse du tabac. Hervé Mariton (UMP Drôme) : « si ça peut décourager à fumer, c’est une bonne chose ».  Maurice Leroy (UDI Loir-et-Cher) : « il faut avoir le courage de dire que ces hausses sont inévitables, il y a une situation budgétaire difficile. C’est un argument de santé publique, incontestablement, même si ça ne fait pas plaisir, il faut l’entendre ».