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30 Sep 2012 | Profession, Trafic
 

Les fumeurs français affluent depuis la fin de semaine chez les buralistes du Luxembourg, pour faire leurs provisions avant, le 1er octobre, jour de la hausse du prix du tabac de 40 centimes. Comme en Espagne (voir Lemondedutabac du 24 septembre) le week-end dernier. Ambiance et témoignages rapportés par Le Quotidien luxembourgeois, ce samedi 29 septembre.

« Venant de Lorraine, d’Alsace, mais aussi de Champagne-Ardenne et de Franche-Comté : à chaque hausse du tabac en France, on a un gros rush », constate une responsable de station-service à la frontière franco-luxembourgeoise.

Au bout du comptoir, un écran géant rappelle d’ailleurs aux fumeurs les différences de prix, selon les marques: à titre d’exemple, le paquet de Marlboro (le plus vendu en France, 25% du marché) coûte 4,40 euros au Luxembourg, contre 6,60 euros, à partir du 1er octobre dans l’Hexagone.

« J’essayais déjà d’acheter le moins possible de cigarettes en France, mais avec cette nouvelle hausse, je crois que je vais venir systématiquement ici », explique une jeune femme, qui vient de débourser
65 euros contre plus de 100 euros de l’autre côté de la frontière. Un Français qui vit au Luxembourg, a été missionné par sa famille dans les Vosges, raconte : « Moi je ne fume pas, mais j’en prends pour rendre service. Même ma petite amie, qui habite en France et qui milite pour faire marcher le commerce local, m’a demandé cette fois-ci d’en prendre: fumer devient un luxe ». Il a constaté que « sur certains tabacs, on passe carrément du simple au double du prix ».

Dans une autre station frontalière, une vendeuse estime à « 10% de fréquentation de Français en plus à chaque fois qu’il y a une hausse des prix en France ».  Son collègue confirme : « On a clairement beaucoup plus de clientèle. Surtout des non-fumeurs! ».

L’article rappelle qu’en
2011, le ministre des Finances luxembourgeois Luc Frieden indiquait que « le taux de cigarettes vendues aux non-résidents se situe entre 85 et 90% », ce qui représente environ 400 millions d’euros de recettes pour le Grand-Duché.

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