• L’annonce d’une hausse des prix de 40 centimes pour les cigarettes, le 1er octobre, a été mal accueillie par les buralistes (voir nos infos dans Lemondedutabac du 14 septembre) : Pascal Montredon (président de la Confédération) s’en est exprimé dans les médias.
En effet, ils sont nombreux, les débitants, à sentir que cette nouvelle augmentation n’est pas reçue, avec leur fatalisme coutumier, par des clients pour lesquels de vrais problèmes de pouvoir d’achat se posent en cette rentrée.
Cette augmentation-là arrive en période de crise (et alors que le marché des cigarettes en est encore à – 4,2%, en volume, depuis le début de l’année).
• Notre attention est attirée par la façon employée par Bercy pour annoncer cette hausse, vendredi dernier, à 12 h 30.
D’abord, il est extrêmement rare qu’une homologation des prix soit annoncée par un communiqué du ministère.
Ensuite, il y est procédé à un subtil exercice d’équilibre entre la confirmation que cette augmentation « respecte la démarche de hausse progressive et modérée, inscrite dans le Contrat d’avenir signé entre les buralistes et l’Etat » et l’insistance sur le fait qu’il s’agit de la plus forte hausse depuis 2003. Plus précisément, le communiqué dit : « la hausse des prix est considérée par les spécialistes comme le moyen le plus efficace pour réduire la consommation de tabac, en particulier chez les jeunes. Cette politique de santé publique est donc poursuivie ».
Comme si Bercy signifiait qu’il prenait bien en main le dossier du tabac, sous tous ses aspects …
Comme si Bercy voulait faire comprendre à Marisol Touraine que ce n’était pas le moment « d’en rajouter » avec son « plan anti-tabac », dés maintenant.
A suivre.




