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21 Août 2012 | Profession
 

Alors que le gouvernement est, désormais, confronté à « l’heure des choix », se pose la question des orientations qui seront arrêtées en matière de politique tabac (voir nos infos du 20 août 1 et 2).

Un sondage informel dans les milieux au pouvoir (cabinets ministériels, entourage de parlementaires influents, etc.) laissait apparaître, mi-août, une atmosphère propice à la tentation …

Quelle tentation ? Celle de « frapper fort sur le tabac », par la fiscalité et les prix, comme en 2003.

Plusieurs arguments sont avancés :
– le niveau de consommation estimée est resté trop stable ces dernières années, « pourquoi ne pas créer, une nouvelle fois, un électrochoc ? » ;
– l’occasion serait idéale d’afficher une rupture avec la gestion des « années Sarkozy », comme dans d’autres domaines ;
– cela confirmerait la volonté du gouvernement de « s’attaquer aux vrais problèmes sociétaux ».

Ce qui est  surprenant chez ces interlocuteurs, c’est la sous-estimation des conséquences du choc de 2003 (mise en place durable d’un marché parallèle avec, notamment, la montée en flèche des achats frontaliers ; difficultés des buralistes, 5 000 ayant disparu depuis 2003, malgré la mise en place de Contrats d’avenir).

En fait, le seul paramètre qui semble faire hésiter ces mêmes interlocuteurs : la réaction des fumeurs. Le pouvoir d’achat restant au cœur des préoccupations des décideurs politiques. Comme on le voit à travers le dossier du prix du carburant.

Nous ne vous rapportons, ci-dessus, que de premières tendances. La rentrée va peut-être ramener à un certain réalisme.

A suivre.

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