
Les agents du Service local de police judiciaire ont mis la main sur plusieurs centaines de cigarettes électroniques jetables (puffs) dans deux épiceries de la Grand-Rue. Pourtant, leur vente est strictement interdite depuis une loi promulguée en février 2025 (voir 14 février 2025). Nous reprenons l’article du Progrès (de Noël Dandachi).
Son métier, c’est gardien de la paix. Mais surtout, il occupe le rôle de référent débit de boissons au sein du Service local de police judiciaire de Saint-Étienne. L’agent David traque littéralement toutes les irrégularités dans les épiceries, restaurants, bars, discothèques, associations et autres établissements où des boissons sont vendues.
Ce jour-là, accompagné de plusieurs enquêteurs et des services de la Douane, le policier décide de contrôler deux épiceries situées dans la Grand-Rue de Saint-Étienne. La première a pignon sur rue au niveau de la rue Gambetta, dans le quartier de Badouillère. « Nous avons découvert 653 cigarettes électroniques non rechargeables de type puff dans cet établissement. C’est une belle affaire même si nous avons régulièrement l’habitude de mettre la main sur ce type d’objets », explique le fonctionnaire qui ne s’attendait peut-être pas à avoir de la réussite quelques instants plus tard.
Dans un autre commerce, situé rue du 11-Novembre, les policiers vont découvrir 96 puffs supplémentaires. Les deux commerçants auraient acheté ces produits dans la rue ou sur des sites internet. « Leur vente est interdite, comme le stipule la loi promulguée en février 2025 par le gouvernement français », poursuit le policier.
Car l’enjeu est de taille. Achetés quelques dizaines de centimes d’euros, les appareils sont revendus « entre 12 et 14 euros », selon l’agent David.
Soit une valeur marchande de près de 10 000 euros pour l’ensemble des pièces saisies dans la Grand-Rue de Saint-Étienne.
Une réelle satisfaction pour les forces de police, comme l’indique le Directeur interdépartemental de la Police nationale de la Loire, Yves Cellier : « Ces cigarettes électroniques représentent un véritable risque sur le plan sanitaire. Elles peuvent avoir un effet néfaste sur le cerveau. Notamment pour les jeunes qui sont visés avec un packaging coloré et supposé être attirant. »
Le patron des policiers ligériens ne manque pas de saluer le travail de ses équipes et rappelle que « la vente de ces cigarettes électroniques est un délit qui peut être sanctionné d’une amende dont le montant peut aller jusqu’à 100 000 euros ».
Mais le policier David ne compte pas se satisfaire de cette intervention. En effet, lors de ces deux opérations, des appareils de type « chicha électronique » ont été saisis. Le taux de nicotine de ces objets est de 6 %, soit un taux trois fois plus élevé que celui admis dans l’Hexagone. « C’est très inquiétant. Cela crée une forte dépendance », relève-t-il.
Les 749 cigarettes électroniques saisies au cours de la procédure seront détruites après accord du parquet de Saint-Étienne.
Comme les quelque 730 cartouches de cigarettes de contrebande retrouvées dans un bar à Saint-Étienne, il y a près d’un an, ou d’autres cigarettes électroniques que vendait, dans la Grand-Rue au niveau de la rue Charles-de-Gaulle cette fois, un individu au domicile duquel près de 50 000 euros en liquide avaient été retrouvés.
(Voir aussi le 27 mai 2026.)




