Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
4 Mai 2026 | Vapotage
 

Si la cigarette se ringardise auprès des lycéens, la vapoteuse les séduit de plus en plus. En six ans, le nombre de jeunes adeptes a doublé, d’après la dernière étude de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT / voir le 30 avril).
Arômes sucrés, prix bas et consommation sans limite : près d’un lycéen sur deux a déjà cédé à la tentation.

C’est ainsi que débute un sujet de Romy Azoulay (Europe 1 / le 2 mai).

Des odeurs de pastèque et de barbe à papa flottent dans l’air. Dans ce parc, la vapoteuse est entre les mains de tous les lycéens. Packaging, arômes, couleurs flashy… tout est fait pour leur plaire.
Pour Keriane, le succès est simple : « C’est rafraîchissant et c’est vraiment super sucré ! » Louis, lui, ne s’en sépare pas : « Je l’utilise tout le temps, c’est comme si c’était un biberon ».

Assises sur un banc, Cassandra et Zoé recrachent leur nuage de fumée. Pour elles, aucun doute, la cigarette est devenue ringarde : « Quand on rentre chez nous, on ne pue pas le tabac », glisse Zoé. Cassandra, elle, pointe la liberté totale offert par l’électronique : « C’est moins cher qu’un paquet de cigarettes, ça dure plus longtemps aussi. Tu peux fumer dans ton lit, à l’intérieur de chez toi, alors qu’avec une cigarette, très obligée de sortir dehors pour aller fumer ».

Fini les « pauses clopes », place au vapotage permanent. Ce qui était un outil de sevrage est devenu un gadget addictif pour des ados souvent non-fumeurs. Une habitude récréative d’autant plus dangereuse.

« Ils n’ont pas besoin, en fin de compte, de ce produit là. Chez des personnes non-fumeuses, vous allez entraîner une dépendance à la nicotine, qui elle, va entraîner des problèmes de tachycardie, d’anxiété, de dépression », alerte Hervé Martini, médecin addictologue.

« C’est d’autant plus dangereux chez les sujets jeunes, le cerveau est en plein développement. De plus en plus d’études mettent en garde contre des risques pulmonaires, de bronchite ou d’asthme que l’on voit avec les fumées de la vape », poursuit-il. Les jeunes qui vapotent et qui n’ont jamais touché au tabac sont aujourd’hui cinq fois plus nombreux qu’en 2018.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.