
Dans un environnement international marqué par le conflit au Moyen-Orient, l’UMIH (Union des métiers de l’hôtellerie-restauration / voir le 28 janvier 2026) a conduit une enquête auprès de ses adhérents afin d’évaluer les répercussions de la situation internationale sur l’activité du secteur touristique.
Cette enquête, réalisée du 9 au 22 avril 2026, a recueilli les réponses de 1 209 adhérents sur l’ensemble du territoire.
Plus de 80 % des professionnels répondants déclarent un impact négatif.
Près de 63 % des répondants jugent cet impact significatif et très percutant sur leur activité.
Un net ralentissement de la demande avant l’été 2026 :
74 % des cafés, bars et restaurants ont constaté une baisse de fréquentation.
Les professionnels répondants déclarent subir une hausse généralisée des coûts :
Matières premières : 34 %
Transport : 25 %
Énergie : 23 %
Parallèlement, 22 % signalent, spontanément, un impact du coût des carburants sur la consommation des clients. Le secteur fait face à un double effet négatif : augmentation des charges d’exploitation, affaiblissement de la demande.
Les professionnels répondants observent chez les clients :
Pour 26 % d’entre eux : un attentisme généralisé,
Pour 19 % d’entre eux : des réservations plus tardives.
Des résultats déjà dégradés sur les périodes clés :
Le week-end de Pâques confirme la tendance avec plus de 60 % des établissements qui ont enregistré une baisse d’activité dans l’activité bar-brasserie, dont 19 % une forte baisse.
Deux facteurs principaux expliquent la situation pour les répondants :
Climat d’incertitude internationale : 36 %
Hausse du coût des déplacements : 32 %
Conclusion de l’Umih : ces éléments font peser un risque sérieux sur la saison estivale dont l’évolution dépendra étroitement de la situation géopolitique internationale et du niveau de pouvoir d’achat des ménages.




