
Dans ses recommandations 2026 pour la prise en charge pharmacologique de la dépendance aux substances, l’association britannique de psychopharmacologie (ou British Association for Psychopharmacology / BAP) invite les professionnels de santé à proposer la vape en première intention aux personnes fumeuses. Au même titre que les substituts nicotiniques ou la varénicline.
Nous reprenons l’information de « Je suis Vapoteur » du 20 mars (extraits).
Avec le National Institute for Health and Care Excellence (NICE), l’association britannique de psychopharmacologie (BAP) fait partie des sociétés savantes les plus estimées et suivies par les professionnels de santé au Royaume-Uni.
Régulièrement, elle met à jour ses recommandations concernant les bonnes pratiques de prescription. En février 2026, elle a ainsi actualisé celles concernant le traitement des dépendances, avec un volet spécifiquement dédié à la dépendance nicotinique (…).
Concernant plus spécifiquement la vape, elle relève :
- Une meilleure efficacité dans la réussite du sevrage, en comparaison aux substituts nicotiniques (appui revue systématique Cochrane, avec un « niveau de preuve élevé », précise-t-elle) ;
- L’utilité des sels de nicotine qui peuvent permettre une « inhalation plus efficace » ;
- L’importance d’une variété des saveurs, qui « peut faciliter le passage à la cigarette électronique ». En particulier les saveurs hors tabac.
C’est pourquoi, d’après les données probantes relevées par la BAP, il n’existe aucune raison valable de ne pas conseiller la vape en première intention à une personne souhaitant sortir du tabagisme. Au même titre que les substituts nicotiniques ou les solutions médicamenteuses (varénicline, cytosine…).
Les taux de nicotine recommandés :
- Afin de guider les prescriptions quant aux taux nicotiniques à adopter, l’association britannique de psychopharmacologie recommande :
- Une concentration de 3 à 12 mg/ml pour les personnes fumeuses consommant moins de 10 cigarettes par jour ;
- Une concentration de 12 à 18 mg/ml pour les personnes qui fument entre 10 et 20 cigarettes par jour.
Et pour les fumeuses et fumeurs dépassant les 20 cigarettes par jour, « une utilisation plus fréquente ou une combinaison avec un patch de nicotine ».
En outre, parce que la rechute est une problématique clé du sevrage tabagique, la BAP estime que : « l’arrêt du vapotage ne devrait leur être conseillé que s’ils sont convaincus de ne pas rechuter. »




