Eric de Goussencourt, co-fondateur de Clopinette, était l’invité, ce matin, de « Good Morning Business » sur BFM TV, en plein battage médiatique du « procès de Toulouse » (voir Lemondedutabac des 27 et 28 octobre). L’occasion d’en savoir plus sur le business et les perspectives d’une étoile montante de la cigarette électronique … Extraits de réponses plutôt laconiques malgré des questions directes.
. Sur le chiffre d’affaires exact de l’entreprise, on reste dans les estimations : « quelques dizaines de millions d’euros » … « je dirai 20 à 30% du marché français, estimé à 200 millions d’euros ».
. Sur le vide juridique français : « quel vide ? Il y a des règles et des réglementations. Nous sommes en France ».
. Sur le procès de Toulouse : « ce n’est pas le premier. En juin dernier, nous avons été attaqué par ces mêmes buralistes pour les mêmes motifs. Mais le Tribunal de Paris les a débouté ».
. Sur l’assimilation au produit du tabac : « nous vendons du e-liquide qui se transforme en vapeur. Nous ne vendons pas de tabac qui se transforme en fumée ».
. Sur la politique d’investissement : « depuis deux ans et demi, on a investi le moindre euro gagné dans de nouveaux magasins, du personnel, des gens qualifiés. On a investi sur un système de franchise pour être présent plus rapidement. On ne pouvait ouvrir 200 boutiques tout seul, alors que nous visons 250 boutiques d’ici 3 ans, dans les villes de plus de 30 000 habitants.
Actuellement, nous ouvrons une boutique par semaine, en moyenne. Et, nous nous développons à l’étranger, en Italie, au Maroc et nous allons étudier le marché en Belgique. Aujourd’hui, on va moins vite, mais plus sérieusement ».
. Sur le phénomène de lame de fond : « c’est un marché nouveau, un marché qui plait, un marché efficace ».
. Sur la fin du tabac : « plutôt la réduction du tabac. Avec les hausses, c’est un marché qui va tendre à évoluer ».
. Sur les « coups de butoir » à la porte de Clopinette : « nous ne sommes pas vraiment approchés, peut-être parce que le marché n’est pas encore bien défini. Il y a des nouvelles lois, des nouvelles taxes qui vont arriver … ».
. Sur la comparaison avec le téléphone portable : « il y a douze ans, on n’imaginait pas ce que ce serait maintenant et dans deux ans, je ne sais pas ce que ça peut être ».




