Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
8 Juil 2019 | Trafic
 

En Rhône-Alpes comme à Lyon, près d’un tiers des cigarettes consommées ont été vendues à la sauvette d’après une étude commanditée par Seita / Imperial Brands et relayée par la presse locale (Lyon Capitale, Le Progrès). 

Qui n’a jamais traversé à grand peine la place Gabriel Péri, dans le 7e arrondissement de Lyon, sous les « Marlboro ! Marlboro ! » des vendeurs de cigarettes à la sauvette ? (voir Lmdt du 19 avril).

•• L’ancienne région Rhône-Alpes et Lyon ne sont pas en reste de la moyenne nationale (28,8 % de vente hors du réseau officiel des buralistes sur le dernier trimestre 2018 / voir aussi Lmdt du 6 juin), avec dans les deux cas 29 % de cigarettes vendues à la sauvette à leur actif.

Mais c’est Grenoble qui a connu l’essor le plus important de la vente illicite de cigarettes, avec 45,5 % sur le dernier trimestre 2018, contre 23,7 % l’année précédente.

•• Pour écouler ces marchandises frauduleuses, comme pour la drogue, l’ubérisation est une aubaine, rappelle Hervé Natali, responsable des Relations territoriales de Seita-Imperial Brands, interrogé par Le Progrès : les contrebandiers utiliseraient de plus en plus le web et en particulier les réseaux sociaux pour proposer des livraisons de cigarettes à domicile, et même dans des colis livrés en point-relais … y compris chez le buraliste du coin.

•• D’après Hervé Natali, la traçabilité qui a été mis en place le 20 mai dernier ne concerne que l’Europe (voir Lmdt du 1er juillet).

Or, dans la capitale des Gaules, 40 % de ces cigarettes achetées sous le manteau viendraient d’Algérie. À Villeurbanne, la moitié du marché parallèle des cigarettes est concerné par cette provenance.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.