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1 Fév 2019 | E-cigarette
 

Une étude dirigée par Peter Hajek (Queen Mary University of London) – parue mercredi 30 janvier dans The New England Journal of Medicine – met en évidence que les cigarettes électroniques sont presque deux fois plus efficaces pour aider arrêter de fumer que tout autre substitut nicotinique.

•• Sur les 886 personnes étudiées – tous des fumeurs souhaitant arrêter – 18 % de ceux qui s’étaient mis à la cigarette électronique n’avaient pas rechuté après un an, contre 9,9 % pour ceux qui avaient préféré un substitut nicotinique plus traditionnel (patches, inhalateurs, chewing-gums …).

La moitié des fumeurs avaient reçu une cigarette électronique, l’autre moitié des substituts.

•• Les chercheurs ont également constaté qu’en plus d’une plus grande probabilité d’arrêter de fumer, la proportion des fumeurs qui avaient réduit de moitié, a minima, leur consommation de tabac, était plus grande chez les vapoteurs.

Les utilisateurs de cigarette électronique se montrant également plus satisfaits de ses effets que les fumeurs sous patchs et autres ; et en qualifiant cette thérapie de plus efficace que leur traitement « classique ».

•• Ces résultats laissent espérer, selon les scientifiques auteurs de l’étude, que la cigarette électronique puisse être prescrite par les services de lutte contre le tabagisme, au même titre que les substituts nicotiniques traditionnels, comme l’avait déjà plaidé la Public Health England (voir Lmdt du 3 janvier 2019).

•• Toutefois, les chercheurs reconnaissent une limite à leur recherche. La cohorte (de testeurs) avait conscience de la nature du traitement nicotinique qu’ils allaient suivre, ce qui peut induire un biais et n’est pas en adéquation avec la méthode scientifique la plus rigoureuse Ainsi, il est possible que les participants à l’étude aient perçu les substituts nicotiniques comme une option inférieure et de ce fait aient été moins investis.

Reste également à savoir si les résultats obtenus eussent été différents pour des fumeurs moins réguliers ou dans un autre pays. Il n’empêche, cette étude en rejoint d’autres (voir Lmdt des 7 février 2018 et 14 septembre 2016).