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21 Sep 2015 | Pression normative
 

Axel Gietz Imperial Tobacco« Invité des Échos » de Pascal Pogam (lesechos.fr) ce vendredi 18 septembre (et repris dans l’édition papier de ce lundi), Axel Gietz, directeur des Affaires institutionnelles d’Imperial Tobacco, n’a pas manqué d’insister sur les spécificités françaises (« ici, on vend plus de taxes que de tabac » ; « championne d’Europe du marché parallèle ») qui ne justifient guère la mise en place du paquet neutre. Extraits : 

• L’introduction du paquet neutre en France : « Ce serait une folie pour la France, alors que les six pays voisins se sont engagés à ne pas aller plus loin que la directive européenne qui exige des photos-chocs sur 65 % du paquet. La France souffre déjà d’un environnement difficile, avec la loi Evin qui limite de manière extrême la publicité, des taxes plus élevées que tous ses voisins, ce qui conduit à des prix plus hauts et mène au trafic illicite. La France est championne du monde dans ce domaine, avec 26 % du marché qui est parallèle. Le ministre du Budget perd déjà 2,4 milliards d’euros chaque année à cause du commerce illicite ».

• Le précédent australien : « L’Australie est le seul pays au monde à avoir un paquet neutre et c’est un fiasco, inefficace et contre-productif. La consommation des 12 à 17 ans, que la loi disait vouloir protéger, a augmenté de 30 %, tout comme le trafic illicite. Car, dans un marché où la concurrence ne peut plus se faire sur les marques, elle se fait sur les prix. Le consommateur va donc chercher le produit le moins cher et tout le monde perd : les buralistes et le gouvernement, car le consommateur achète à des criminels qui ne collectent pas de taxes et qui vendent […] à des enfants ».

• L’exemple allemand  : « Les jeunes ne commencent pas à fumer à cause du paquet, mais à cause de la pression de leurs amis, de l’imitation de leurs parents, soeurs ou frères aînés, et des problèmes d’adolescence. Certains pays, comme l’Allemagne, introduisent donc des programmes d’éducation intelligents qui s’adressent à ces facteurs et diminuent de manière significative la consommation chez les jeunes ».