Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements évoquant directement ou indirectement le tabac
30 Juil 2018 | Profession
 

Après la réaction des autorités judiciaires (voir Lmdt du 28 juillet) et la fermeture des magasins spécialisés dans la vente de cannabis et de produits à base de CBD, notamment à Chalon et Dijon, la créatrice de l’enseigne Bestown, Élodie Marchon, réagit dans l’Est républicain (édition 28 juillet).

Pour elle, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne … en visant les buralistes. Extraits.

•• « C’est totalement incohérent. On nous interdit de travailler alors que les bureaux de tabacs se sont mis à en vendre sans aucun problème. Eux, il est clair que c’est pour fumer. De notre côté, nous avons toujours mis en avant que la plante servait à être infusée. De plus, on vend également du liquide pour cigarette électronique, de l’huile. Tous ces produits sont en vente libre sur internet. À Chalon, il y a carrément un bureau de tabac en face de la boutique Bestown qui en vend. Où est la logique ?

« … J’ai envoyé une lettre recommandée à tous mes collaborateurs en leur conseillant de retirer les plantes, en boutique, le temps que nous ayons plus d’informations sur le sujet (…)

« Au niveau de la police, nous avions d’ailleurs des clients. Même eux ne comprennent pas. Ils ne peuvent nous donner aucune explication. Ils nous disent qu’il y a des pressions au-dessus d’eux. Ils font leur travail mais ils préféreraient s’occuper des jeunes qui dealent dans les quartiers que s’occuper de nous. Aujourd’hui, c’est moins risqué de monter un point de deal qu’une boutique de CBD.

•• « … Pour le moment, ils bloquent les comptes des magasins de Chalon et de Dijon. Il y a donc une perte financière avec des investissements et des produits qui n’ont parfois rien à voir avec le CBD. La perquisition concernant le magasin de Dijon a eu lieu le lendemain de l’ouverture. Ils ont même arrêté les clients qui sortaient du magasin pour les emmener au poste et matérialiser la vente de produit. Nous sommes traités comme des dealers. »