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24 Jan 2020 | Observatoire
 

L’expérimentation du cannabis thérapeutique en France devrait débuter en septembre, a annoncé ce mercredi 22 janvier la directrice générale adjointe de l’Agence nationale de Sécurité du Médicament, Christelle Ratignier-Carbonneil, lors des toutes premières auditions de la Mission d’Information parlementaire sur le cannabis qui vient de démarrer ses activités à l’Assemblée nationale (voir 23 décembre 2019).

Cette expérimentation du cannabis à usage médical été approuvée par les députés à l’automne et doit concerner 3 000 patients qui souffrent de maladies graves (voir 26 octobre 2019).

•• Compte tenu de ce délai très court, l’Agence du Médicament envisage « plutôt d’avoir recours à des producteurs étrangers » pour fournir le cannabis nécessaire, alors que certains laboratoires canadiens – où le cannabis à usage médical est autorisé depuis 2001 – sont déjà dans les starting-blocks (voir 22 janvier).

•• Toutefois, « si un producteur national est en capacité de répondre aux critères (…), il pourra être retenu » a précisé Christelle Ratignier-Carbonneil, ajoutant que des réflexions sont actuellement en cours entre le ministère de la Santé et celui de l’Agriculture pour permettre une production française. « Notre seul objectif reste la qualité des produits qui doivent être mis à la disposition des patients » a-t-elle ajouté.

Malgré l’interdiction actuelle, InVivo, l’un des premiers groupes agricoles coopératifs français, a déjà déposé une demande auprès de l’ANSM pour se positionner sur le marché.

•• Quant aux modes d’administration, le traitement pourra prendre la forme d’huile, de fleurs séchées, voire de tisanes. La voie fumée a été écartée en raison des effets nocifs de la combustion sur la santé.

Le cannabis sera prescrit à ces patients « en dernière intention », a rappelé Christelle Ratignier-Carbonneil, c’est-à-dire en cas d’échec des autres traitements existants pour les soigner. Et les personnes concernées pourront bénéficier du cannabis gratuitement, a-t-elle précisé.