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22 Jan 2020 | Observatoire
 

Après la légalisation du cannabis au Canada et dans plusieurs États américains, l’industrie naissante connaît son premier « bad trip ».

Confrontés à des surplus de production au Canada (voir 2 janvier 2020) et à une incertitude sur une réglementation fédérale aux États-Unis (voir 13 mars 2019), les stars montantes du business (Canopy, Tilray, Aurora et Aphria) cherchent de nouveaux débouchés.

En Asie, en Amérique latine et surtout en Europe, analyse dans une enquête Challenges (édition du 19 décembre).

•• Or, la croissance du cannabis dépend principalement de sa légalisation. D’où une opération intense de lobbying auprès des autorités de santé publique européennes, notamment pour Canopy (voir 13 juillet 2019).

Si la majorité des états de l’Union européenne (sauf la France) autorisent formellement la commercialisation de produits à base de CBD, le rêve des industriels reste, selon le magazine, la légalisation généralisée du cannabis récréatif en Europe.

« Un marché légal ne veut pas dire un marché ouvert. En Grande-Bretagne, c’est légal (concernant le cannabis thérapeutique / ndlr) mais nous comptons à peine 200 patients » observe le patron de Noble un cabinet de recherche sur le cannabis.

•• « Si un État membre décide une légalisation du cannabis (récréatif / ndlr) alors nous pourrons assister à un effet domino » pronostique un analyste chez Bryan Garnier. Seul le Luxembourg, a ficelé un projet de loi … reporté sous la pression de l’Allemagne et de la France, cette dernière s’inquiétant des achats transfrontaliers, toujours selon le magazine (voir 3 septembre 2019).

Le parti d’Angela Merkel a opéré en octobre un revirement en évoquant « la possibilité d’une production et d’une distribution contrôlée » mais la France s’y refuse encore (ndlr / en fait une mission parlementaire travaille sur le sujet depuis le 14 janvier / voir 23 décembre 2019). Au Royaume-Uni, seuls les libéraux démocrates l’ont proposé dans leur programme.

•• Restent les pays du Sud. « Cela représente un enjeu majeur des états dépendants du tourisme comme la Grèce, l’Espagne ou le Portugal » observe le même analyste.

Même si les plages festives ont déjà leurs fournisseurs, conclut Challenges … sans oublier la tolérance des autorités locales (ndlr).