Ce mardi 24 mars, dans la matinée, ils étaient dans leur établissement, mais ils n’auront pas entendu le choc du crash de l’A 320, de l’autre côté de la montagne, à 3 kilomètres. Serge et Nicole Leydet ont réalisé pour de bon quand ils ont vu une nuée de véhicules de secours et d’hélicoptères arriver sur leur village, immédiatement converti en base principale du dispositif d’après-catastrophe.
De par sa situation et son statut, leur tabac- presse est devenu naturellement le premier « centre de renseignement » pour les journalistes, venus du monde entier, en bien plus grand nombre que la population ordinaire de cette commune de 1 400 habitants. Il a fallu se réapprovisionner vite fait en cartes « sim » pour les appels à l’étranger et constituer un rayon de quotidiens internationaux.
Restait ensuite à accueillir et orienter, avec simplicité et humanité, les familiers des victimes. En témoignant de la solidarité des gens de la montagne, au cœur de ce village devenu l’épicentre de la compassion du monde entier.




