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11 Fév 2017 | Trafic
 

Pour se rendre compte de la réalité du marché parallèle du tabac, cette concurrence directe et déloyale au réseau des buralistes, il suffit de prendre connaissance de ce témoignage de Gilles Grangier, président de la chambre syndicale des buralistes de la Loire (dans Le Progrès du 3 février).

• Le Progrès : Ce marché parallèle est-il important (localement) ?

• Gilles Grangier : Il est dramatiquement important et je l’ai signalé au préfet de la Loire, lors d’un entretien. Le quartier du Palais de justice à Saint-Étienne est au cœur d’un important trafic de tabac. Ce trafic se déroule dans certaines associations qui ont pignon sur rue et dans les bars. La situation est très grave. Car certains buralistes sont prêts à arrêter leur activité ; ils sont écœurés par les ventes sous le manteau qui se déroulent sous leurs yeux, devant leur pas-de-porte et en toute impunité.

• Le Progrès : Que représente ce trafic ?

• Gilles Grangier : Aujourd’hui un paquet sur quatre est vendu sans passer par les bureaux de tabac. Demain, ce sera un tiers des paquets qui seront vendus dans la rue. Ce qui est d’autant plus grave puisqu’il y a un mélange de produits de contrefaçon, de produits achetés à l’étranger et de produits issus de vols ou de braquages.

• Le Progrès : Braquages et cambriolages, est-ce une activité qui reprend dans la Loire ?

• Gilles Grangier : Plus que jamais ! Il y en a eu cinq en un mois dans le département. Cela prouve bien qu’il y a tout un réseau, bien organisé, pour écouler ces produits.