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14 Juil 2018 | Profession
 

L’administration fiscale va « accélérer » au cours des prochaines années les fermetures de trésoreries publiques sur le territoire, dans le cadre de la restructuration du réseau annoncée par le gouvernement, a indiqué vendredi son directeur général, selon l’AFP.

La Direction générale des finances publiques (DGFiP) est aujourd’hui « présente dans plus de 2 000 communes », a souligné Bruno Parent, lors d’une rencontre organisée par le mouvement patronal Ethic.

« Rien que ça, ça a un coût », a-t-il ajouté. Selon M. Parent, « un mouvement assez ancien » a été engagé pour fermer des structures.

•• « On l’a fait à un rythme qui localement suscite toujours des grands débats et des grandes difficultés, mais on l’a fait quand même », a-t-il souligné.

Or, ce mouvement va s’« accélérer », a-t-il prévenu. « On va continuer à restructurer le réseau de la DGFiP encore plus vite qu’avant, encore plus lourdement, de manière à resserrer très significativement le nombre de nos implantations », a-t-il insisté.

•• Dans un rapport rendu public à la mi-juin, la Cour des comptes a appelé la DGFiP, deuxième plus grande administration civile de l’État avec 103 000 agents, à « accélérer sa transformation » pour « réduire ses coûts ».

L’institution de la rue Cambon avait appelé pour cela le fisc à « resserrer » son réseau – constitué de 4 000 agences, dont 600 avec moins de cinq employés – un maillage « nettement plus dense » que celui des administrations fiscales à l’étranger, selon la Cour.

Fermer des agences, « ce n’est pas si facile que ça, parce que vous avez une bonne partie des élus locaux qui en ont marre de voir les services publics déserter les zones rurales », a souligné vendredi Bruno Parent.

Mais en même temps, « il y a toute une série de tâches actuellement effectuées dans les métropoles » qui vont être transférées dans les territoires », a-t-il insisté, ajoutant que le travail des agents sur le terrain allait être amené lui aussi à évoluer.

•• Le gouvernement a annoncé mercredi une réorganisation « en profondeur » de l’administration fiscale, avec un mouvement de décentralisation « dans les territoires ruraux ou périurbains » de certains services aujourd’hui basés dans les grandes villes.

Dans le cadre de cette réforme, l’accueil sans rendez-vous dans les trésoreries devrait par ailleurs disparaître, tout comme les paiements en espèces : pour régler ses impôts en liquide, les contribuables devront s’adresser à La Poste ou au réseau de buralistes (voir Lmdt du 12 juillet).

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