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7 Nov 2025 | Trafic
 

La Fédération des buralistes du Puy-de-Dôme dénonce la hausse de la vente régulière de tabac dans des épiceries de nuit qui se sont multipliées ces dernières années. Il y en a une cinquantaine aujourd’hui dans la ville de Clermont-Ferrand, et ça impacte fortement le chiffre d’affaires des bureaux de tabac. C’est ainsi que débute un sujet de RMC / BFM TV que nous reprenons.

Pour comprendre cette colère des buralistes, RMC a tenté de trouver des cigarettes en centre-ville de Clermont-Ferrand, ce 4 novembre à 23 heures. Évidemment, à cette heure-là, les tabacs étaient fermés.

« Nous avons alors demandé à des jeunes de nous aider, et ils nous ont orientés rapidement vers une boutique où ils avaient déjà acheté des paquets.
« Direction une épicerie de nuit. Impossible de la rater avec ses néons multicolores et, à l’intérieur, un seul homme au comptoir.
« Quelques secondes plus tard, nous sommes ressortis avec des cigarettes, avec un paquet qui n’a coûté que 6,50 euros.
Un paquet sorti de la poche du blouson du vendeur, de la marque Philip Morris, toujours emballé dans sa protection plastique. Les différentes inscriptions sont en espagnol. »

Des ventes illégales qui agacent forcément les buralistes de la ville.
Tous les soirs, Cécile Peghon ferme son commerce à 19 heures. Une commerçante en colère. Six épiceries de nuit se sont montées à proximité immédiate de sa boutique. Alors, toutes ne vendent pas forcément des cigarettes. Mais elle a bien vu la différence…

Selon le président de la Fédération des buralistes du Puy-de-Dôme, Vincent Charbonnel (administrateur de la Confédération nationale / notre photo), il y a une cinquantaine d’épiceries de ce type sur Clermont-Ferrand et sa périphérie. Soit à peu près le nombre de buralistes.
« Avec la fiscalité qui est appliquée depuis huit ans, on est passé d’un paquet qui coûtait 7 euros en 2017 à 12,50 euros aujourd’hui. C’est la hausse inconsidérée de la fiscalité qui crée ce marché parallèle. »