Confiseries, jouets, papeterie, piles, tabac à rouler, cigarettes électroniques, téléphones sans abonnement, boissons … Dans les locaux de l’entreprise stéphanoise Peyret (spécialisée dans la fourniture d’articles pour bureaux de tabac), 6 000 références attendent de partir vers vingt-cinq départements et 1 200 buralistes.
« La vraie terminologie, c’est grossiste pipier », précise, dans Le Progrès, le Pdg, Valéry Peyret, qui a repris l’affaire familiale en 2005.
« À l’origine, le Salon des buralistes s’appelait Pipe Expo. La cigarette n’est vraiment apparue en France qu’avec les soldats américains pendant la Première Guerre mondiale. »
•• Valéry Peyret ne sait pas à quand remonte exactement l’origine de l’entreprise. « Mon grand-père, Antoine, l’avait rachetée en 1949, après avoir tenu un bureau de tabac à Montrond-les-Bains pendant quelques années. Son prédécesseur livrait à cheval … » Lui a pris la suite de son père à la tête de la société en 2005.
Depuis 1989, l’entrepôt a pris pied dans le quartier Bergson de Saint-Étienne sur 3 500 mètres carrés, des centaines de mètres linéaires de rayonnages, sur lesquels sont stockés les produits les plus divers, tout ce qu’on peut trouver dans un bureau de tabac, véritable commerce multiservices. « Et c’est encore plus vrai en milieu rural », souligne Valéry Peyret.
•• Dans les allées de l’entreprise stéphanoise, un énorme rayon confiserie avec ses barres chocolatées et ses bonbons à la gélatine. Des jouets : puzzles, poupées, petites voitures… Des articles de bureau : papeterie, fournitures scolaires, cartes de vœux
Des cadeaux divers et variés : gadgets, maroquinerie, parfums – « Ce sont des produits d’entrée de gamme, évidemment » – et même des produits de toilette : « ça se fait bien, notamment dans les bureaux de tabac situés près des maisons de retraite ».
Il y a aussi le rayon téléphonie mobile avec les cartes SIM, les packs opérateurs ou les téléphones sans abonnement. « Là aussi, ce sont des modèles d’entrée de gamme. On a des téléphones à clapet pour les anciens, des téléphones étanches pour les artisans, etc. » Mais aussi des piles, des pétards et artifices de petit calibre, liste non exhaustive.
Et puis bien sûr, si Peyret ne distribue pas de paquets de cigarettes, il distribue en revanche de nombreux articles pour fumeurs : du tabac et du papier à rouler jusqu’aux cigarillos en passant par les filtres, tubes, briquets, cendriers … Sans oublier, désormais, les cigarettes électroniques. « On fait aussi du tabac à narguilé, des blunts, qui sont des feuilles de tabac aromatisées, et même des produits au CBD », confie Valéry Peyret.
•• L’entreprise Peyret, qui emploie vingt salariés (dont dix commerciaux), achète ses articles auprès d’environ 400 fournisseurs. Elle les distribue dans quelque 1 200 bureaux de tabac répartis sur vingt-cinq départements, essentiellement en Auvergne Rhône-Alpes et en Bourgogne Franche-Comté.
Des grossistes comme Peyret, il en reste aujourd’hui moins de 25 en France. « Il y a 50 ans, on était 80 … »
En cinquante ans, les produits vendus ont bien sûr considérablement évolué. De même que la manière de travailler : « du temps de mon père, on faisait nous-mêmes les livraisons. Les commerciaux passaient tel jour chez un client pour prendre la commande et ils revenaient une semaine plus tard pour la livrer. Aujourd’hui, on passe par les sociétés de messagerie nationale et 98 % des commandes sont livrées dans les quarante-huit heures. »




