Les herbes sont manifestement sèches, et pourtant des dizaines de mégots de cigarettes ont été jetés au bord de cette route très fréquentée pendant la période des vacances. De mauvaises habitudes que certains ont osé avouer à la caméra de TF1.
« Oui, je l’ai déjà fait, je suis honnête », reconnaît une automobiliste dans le reportage ci-dessus, « par facilité, clairement, on a fini, on le jette, tout simplement ».
« Ça m’arrive », concède un autre, « parce que je n’ai rien sous la main, soit je la mets à la poubelle, soit par terre, en fonction d’où je suis ».
C’est ainsi que débute un sujet mis en ligne ce 1er août par TF1 / LCI.
18 % des automobilistes fumeurs
Près d’un fumeur sur cinq (18 %) a l’habitude de jeter son mégot par la fenêtre de son véhicule, selon une étude d’Ipsos réalisée pour la fondation Vinci Autoroutes (voir 16 juillet).
Ce 1er août, une opération de sensibilisation des vacanciers était organisée sur l’aire d’autoroute d’Ambrussum nord, sur l’A9, entre Nîmes et Montpellier.
Les volontaires distribuent des cendriers de poche aux fumeurs, avec un certain succès.
« Je trouve que c’est super pratique, là comme vous pouvez le voir, franchement, c’est bien et ça évite aussi les incendies comme il y en a beaucoup en ce moment », estime une dame.
« En une minute »
Les risques sont prouvés scientifiquement comme le rappelle l’expert interrogé par l’équipe de TF1. Un mégot jeté au sol, c’est un risque avéré.
« Ça suffit, en une minute, pour que le mégot chauffe la végétation et lance la combustion. Évidemment, cela ne va pas arriver tout le temps, mais ça arrive très souvent », explique Luc Langeron (Entente Valabre).
Comme près de Narbonne il y a moins d’un mois, 2 000 hectares étaient partis en fumée, et l’origine du feu pourrait être un jet de mégot.
La sensibilisation s’effectue aussi dans les villes, auprès des habitants, comme le fait la brigade de prévention incendie de Castelnau-le-Lez.
« Les feux urbains sont les feux les plus dangereux, avec des habitations et des commerces à proximité », rappelle Vincent Azura. Ce bénévole sillonne la ville avec d’autres agents entre juin et septembre. Ils ne verbalisent pas, mais rappellent les bons gestes. « On vient vous voir aujourd’hui pour la cigarette, vous rappeler que c’est interdit de fumer dans les parcs de la ville », expliquent-ils à un promeneur.
En plus des mégots, ces agents font face à d’autres incivilités hautement dangereuses. « Voilà, il y a tout ce qu’il ne faut pas faire en forêt, surtout avec cette sécheresse », soupire Vincent devant les restes d’un feu de camp en pleine végétation.
Dans 9 cas sur 10, les feux de forêt sont d’origine humaine, dont la moitié sont déclenchés par imprudence.




