Poursuite du tour de France des buralistes confrontés aux sujets chauds : paquet neutre, Florajet, Monop’station, hausse de la fiscalité (voir Lmdt du 5 octobre, des 28, 27 et 20 septembre).
•• Dans l’établissement de Christophe à Chambéry, seuls quelques paquets neutres (de quatre ou cinq marques) se font remarquer dans le linéaire, en attendant une arrivée plus massive au 20 novembre. « Il a le problème de la reconnaissance de la marque écrite sur quelques centimètres carrés. On va donc être obligé de changer une partie du linéaire et les paquets seront mis à plat au lieu d’être sur le dessus » anticipe le buraliste dans un reportage de France Bleu Pays de Savoie de ce lundi 10 octobre.
« Et, ça va nous coûter de l’argent. Je suis en train de faire faire des devis : entre 3 200 et 5 000 euros. Et pour éviter la pagaille à la livraison, des opérateurs de caisse nous proposent de nouveaux moyens, style scanner lisant le code barre de la cartouche de cigarettes. Cela va être aussi payant. Je ne connais pas encore le tarif. Mais, globalement, on va perdre aussi du temps dans notre travail ».
•• Dans le 12/13 de France 3 Picardie de ce même 10 octobre, Philippe Laveau, président de la chambre syndicale des buralistes de la Somme, se montre particulièrement inquiet pour le réseau de proximité des buralistes, le monopole étant de plus en plus grignoté (entre la vente de jeux chez Florajet / voir Lmdt du 4 octobre et de tabac par Monop’Station / voir Lmdt des 30 et 1er septembre) : « nous avons été 35 000, sept ans et demi après, il ne reste que 25 000 buralistes en France. Et ce sont des dizaines de milliers d’emplois qui se sont perdus ». Même si le groupe Casino affirme ne pas vouloir développer l’activité de vente de tabac dans les gares, il n’est pas plus rassuré : « on a besoin de boulangeries, de pharmaciens, de banques, de fleuristes. On a aussi besoin de buralistes, de maisons de presse et de cafés dans les villages ». Comme le conclut un client : « si tout le monde se met à vendre de tout … ».




