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27 Mar 2017 | Trafic
 

Obstination et pression continue, c’est comme cela que l’approvisionnement du marché parallèle commence à s’assécher.

•• Jeudi soir dernier, le 23 mars, les services de la Douane ont mené une opération de « contrôle renforcé » visant la revente de tabac dans seize « commerces d’alimentation et assimilés » de Nîmes. On sait que ces derniers établissements y posent régulièrement problèmes (voir, par exemple, Lmdt des 19 décembre et 9 janvier 2016).

Du tabac y a été trouvé dans deux boutiques seulement. Et relativement peu par rapport aux habitudes (3,8 kilos). Un établissement, en récidive, va faire l’objet d’une demande de fermeture administrative .

•• On y verra un effet du spectaculaire démantèlement de réseau, annoncé cette semaine (voir Lmdt du 21 mars 2017) : 1 million de cigarettes saisies dans le cadre d’un trafic de produits fabriqués en Biélorussie, acheminés sur Nîmes tous les quinze jours par des trafiquants polonais et revendus dans des épiceries ou bars à chicha.

Ce qui suppose une alliance opérationnelle entre des milieux très différents. Mais le trafic du tabac génère de tels gains que tous les rapprochements sont possibles.

•• Pas étonnant que les enquêtes « ramasse-paquets » fassent état d’une proportion de 34 % de paquets non-achetés dans le réseau des buralistes, découverts dans les rues de la cité gardoise pour l’année dernière (voir Lmdt du 16 mars 2016).

Quand les buralistes et autres professionnels de la filière tabac affirment que le marché parallèle représente au moins un quart de la consommation nationale, ils n’exagèrent pas.