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20 Déc 2016 | Institutions
 

La nomination du futur directeur général adjoint du prestigieux Institut Gustave Roussy de Villejuif a rallumé la polémique sur les nombreux de cas de parachutage de proches par la ministre de la Santé, à la tête de CHU.

•• Ce mercredi 14 décembre, le conseil d’administration de l’Institut a débattu, dans une ambiance houleuse, du « choix » du directeur général adjoint, pour lequel un seul nom était sur la table, imposé par Marisol Touraine : celui de Frédéric Varnier, membre de son cabinet depuis juillet 2013, chargé du financement des hôpitaux. Si la nomination à ce poste fait partie des attributions du ministre de la Santé, le choix est traditionnellement l’apanage du directeur général de l’établissement lui-même. Ce dernier, Alexandre Eggermont, lui préférait un autre candidat, Cédric Arcos, directeur d’hôpital et délégué général de la Fédération hospitalière de France.

•• Si la tentative de parachutage a reçu, cette fois, un camouflet (huit voix défavorables contre deux), la ministre de la Santé n’en est pas à son premier coup d’essai, comme le retrace Le Parisien :
• en décembre 2015, le CHU de Toulouse a vu débarquer à sa tête un autre conseiller de la ministre, Raymond Le Moigne (qui avait été impliqué dans le dossier du paquet neutre). Aucun appel à candidature n’avait été lancé, et le maire (LR) de la ville et président du conseil de surveillance, Jean-Luc Moudenc, n’avait même pas été informé ;
• à Montpellier, la nomination imposée, contre l’avis local, de Thomas Le Ludec, ex-membre de la Haute Autorité de Santé, a fait des vagues ;
• à Strasbourg, à La Réunion, les nominations sans concertation ont aussi suscité un tollé ;
•  à Clermont-Ferrand, le poste de directeur général du CHU est vacant depuis … cinq mois. Pas faute de candidats. Mais il serait déjà réservé à un Francilien, un directeur, syndicaliste, chargé des questions de santé au PS.

Pour Jérémy Sécher, président du SMPS, Syndicat des Managers publics de Santé, trop c’est trop : « il devient récurrent que les décisions de nomination soient discrétionnaires et ne prennent plus en compte les avis locaux ».

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