Dans le JDD.fr, Philippe Alauze (président de la Fédération des buralistes d’Île-de-France) revient sur un récent rapport officiel concernant la dévitalisation des centres-villes.
Lequel souligne le lien direct entre la disparition des bureaux de tabac et la baisse d’activité commerciale. Extraits de son commentaire.
« Ce rapport confirme ce que nous observons depuis plusieurs années : la fermeture d’un bureau de tabac n’est jamais un événement isolé. »
« Le taux de vacance commerciale est passé de 5,94 % il y a 20 ans à 10,85 % aujourd’hui. Depuis 2002, le nombre de points de vente a ainsi baissé de 30 %, passant de 32 000 à 22 600. »
« Nous avons donc perdu environ 10 000 buralistes en vingt ans, et la tendance continue ! On voit aujourd’hui un phénomène massif de décommercialisation. Dans beaucoup de centres-villes, la vente illégale de tabac explose, les buralistes perdent leur modèle économique et ferment les uns après les autres. »
« Et quand le bureau de tabac disparaît, tout un tissu commercial s’affaisse : pharmacies, petits commerces, services… C’est un effet domino très clair (…) »





