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15 Juil 2025 | Profession
 

Cet après-midi, le Premier ministre François Bayrou présente les axes majeurs de son plan de redressement des comptes publics. Il y aura l’annonce d’économies dans la dépense publique mais aussi de hausses de la fiscalité dans certains domaines.

Le tabac sera-t-il encore sollicité ? Contre toute raison alors que le marché est complètement débordé par les trafics dus à une fiscalité déjà excessive.
Les produits du vapotage seront-t-ils concernés comme sur d’autres marchés voisins ?
En tout cas, les intentions existent.
Deux exemples.

Ces menaces peuvent venir du Parlement.

Ainsi, le 7 juillet, les rapporteurs généraux du Projet de Loi de Finances (PLF) et du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) du Sénat ont fait présenter à Matignon leurs propres « propositions budgétaires ».

On y apprend, côté recettes, que les sénateurs n’excluent pas une augmentation de la fiscalité tabac.

Relativement modérée (200 millions d’euros de recettes escomptées) mais un renforcement sérieux de la lutte contre la fraude serait assurément plus rentable.

Ces menaces pourraient venir de l’Europe selon certains observateurs.

On sait que l’Europe va rouvrir, de son côté, le dossier de la fiscalité tabac (voir 16 juin) dans la perspective de la révision de la Directive du même nom.

D’aucuns pourraient s’emparer du sujet pour justifier une nouvelle taxe européenne s’appliquant sur tous les marchés. Une taxe destinée directement au budget européen (voir le 14 juillet).

À Bruxelles, une réunion interservices est prévue sur le sujet ce 16 juillet.
La ministre des Finances de Suède, Elisabeth Svantesson, a déjà fait savoir qu’elle était fermement opposée à cette idée de taxe sur le tabac pour le budget européen, selon le site Euractiv.
Pas de réaction côté français.