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22 Juin 2017 | Observatoire
 

Certaines ont été annoncées par l’exécutif, mais sans calendrier, d’autres sont évoquées ou espérées par les marchés … La Française des Jeux et Orange pourraient faire partie des cessions au cours des prochains mois, selon une dépêche AFP de ce 22 juin.

•• « Orange n’est ni une entreprise du secteur nucléaire ou de la défense, ni une entreprise assurant un service public en monopole », déclarait en avril Emmanuel Macron au site spécialisé Electronlibre, ajoutant que la part de l’État dans le groupe pouvait « évoluer ». L’État détient, directement et indirectement, près de 23 % du numéro un français des télécoms, une participation valorisée aux alentours de 9 milliards d’euros. Pour Éric Beaudet, analyste chez Natixis, il faudrait que la cession soit « progressive et ordonnée » pour éviter de faire chuter le cours de Bourse. « Une petite cession d’une partie que l’État possède ne changerait rien à son influence au sein du groupe », souligne-t-il par ailleurs.

•• Évoquée depuis une dizaine d’années, la cession d’une partie de la FDJ par l’État, qui possède 72 % de l’opérateur, est revenue sur le tapis ces dernières semaines, sur fond de résultats record pour l’entreprise : 14,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016. La FDJ fait partie « des pistes intéressantes », susceptibles de séduire « de nombreux investisseurs », estime ainsi Christopher Dembik.

Seul bémol, pour l’État : réduire sa participation impliquerait de revoir à la baisse les dividendes qu’il perçoit chaque année de l’opérateur. Soit près de 130 millions d’euros, bon an mal an (voir aussi Lmdt des 9 mai 2017 et 17 novembre 2014).