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19 Oct 2026 | Profession
 

État d’urgence, une urgence d’État.
À quel moment protéger ceux qui travaillent devient-il une priorité suffisamment urgente ?
Après les pillages du 17 octobre (voir le 18 octobre), des commerçants ramassent les débris. Leurs salariés attendent de savoir quand ils pourront reprendre. Les échéances, elles, n’attendent aucune réponse. C’est ainsi que débute un message de Cyril Geiger (ancien buraliste, formateur et entrepreneur / voir les 19 août et 4 août).

Il faudra rouvrir. Avec quel argent ? Et parfois, avec quel courage ?
L’État dispose d’un outil pour répondre à un péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public : l’état d’urgence.
Son déclenchement doit être justifié. Ses mesures doivent être temporaires, ciblées et contrôlées. Mais son examen ne devrait pas être un tabou lorsque la sécurité des personnes et des commerces n’est plus assurée.

Si les moyens ordinaires suffisent, qu’on le démontre par les résultats. S’ils ne suffisent plus, qu’on assume d’en mobiliser d’autres.
Défendre le droit de manifester n’oblige pas à laisser les commerces devenir des drives gratuits pour délinquants.
Et protéger les libertés impose aussi de protéger celle d’ouvrir sa boutique, d’aller travailler et de rentrer chez soi sans peur.

J’accuse le cynisme de ceux qui attisent le chaos comme la désinvolture de ceux qui laissent la situation pourrir.
Les commerçants et leurs salariés en paient un prix insupportable.
Ils n’ont pas besoin d’une nouvelle déclaration de fermeté devant les caméras. Ils ont besoin de pouvoir relever leur rideau.