
Je salue très clairement le changement de ton de la Confédération des Buralistes.
« L’heure des actes. À la rentrée, les buralistes se mobilisent » (voir le 18 août).
C’est ainsi que débute un message de Cyrille Geiger (ancien buraliste, formateur et entrepreneur / voir 4 août et 16 juillet).
Le dialogue reste indispensable. Mais dans le monde dans lequel nous vivons, le dialogue ne suffit plus toujours.
Quand les décisions publiques se prennent aussi dans des rapports de force, quand les réseaux illégaux progressent, quand l’insécurité devient une réalité quotidienne pour certains commerces, rester raisonnable ne doit pas finir par signifier rester silencieux.
Les buralistes ont beaucoup encaissé.
Les hausses de fiscalité. Les discours culpabilisants. La concurrence du marché parallèle.
Les cambriolages, les braquages, les violences.
Et parfois cette impression désagréable d’être celui à qui l’on demande toujours un effort supplémentaire.
Alors oui, du 7 au 11 septembre, il faudra se mobiliser (voir ci-dessus).
Une mobilisation professionnelle n’a de poids que si elle est forte, visible et largement suivie.
Participer coûtera peut-être une demi-journée de chiffre d’affaires et un peu d’organisation.
Mais il arrive un moment où il faut savoir se mobiliser, presque « quoi qu’il en coûte », parce que le coût de l’inaction peut devenir bien supérieur.
Je forme des buralistes depuis des années en leur parlant d’évolution, de diversification, de commerce et d’adaptation.
Mais s’adapter ne signifie pas tout accepter.
À la rentrée, j’espère donc voir une profession largement mobilisée, déterminée à se faire entendre.
Parce qu’il y a des moments où une profession doit simplement montrer qu’elle est là.




