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14 Déc 2025 | Vapotage
 

Près de 8 % des adultes de 18 à 79 ans déclarent vapoter, dont plus de 6 % quotidiennement, selon les données d’une vaste enquête sanitaire publiée par Santé publique France ce 11 décembre (voir le 12 décembre). L’agence appelle à la prudence sur ces produits addictifs.
C’est ainsi que débute un article de Libération (12 décembre) que nous reprenons.

NDLR : cet article est révélateur d’un certain état d’esprit… force est de reconnaître la progression du vapotage parmi les fumeurs de tabac (ce qui les aide à diminuer et à arrêter leur tabagisme), mais, en conclusion, on continue à le discréditer (la dénonciation de la renormalisation du geste…).

La vape fait toujours plus d’adeptes en France.

En 2024, elle comptait 8 % de vapoteurs – 6 % de vapoteurs quotidiens – de 18 à 79 ans, selon les résultats du baromètre de Santé publique France révélés jeudi 11 décembre et basés sur les réponses de 35 000 personnes.
« Le vapotage et le vapotage quotidien suivent une tendance à la hausse depuis 2016 », souligne l’agence de santé publique, qui observe des augmentations respectives de 3,5 % et 2,5 %.

Selon ces données, les vapoteurs quotidiens seraient un peu plus souvent des hommes que des femmes.

Leur part dans la population est stable entre 18 et 49 ans (autour de 8 %), puis diminue avec l’âge : à partir de 50 ans chez les hommes, 60 chez les femmes. Cet usage est aussi moins répandu parmi les cadres et professions intellectuelles supérieures (5,2 % d’entre eux vapotent quotidiennement) et les retraités par rapport aux ouvriers (7,3 %), aux employés (6,6 %) et aux chômeurs (7 %) – des différences sociales très similaires sont observées pour le tabac.

Leur relation avec la cigarette a aussi été scrutée.

« Les vapoteurs quotidiens en 2024 ont quasiment tous une expérience avec le tabac : près de la moitié fume également et l’autre moitié correspond à d’anciens fumeurs ».
Précision d’autant plus intéressante que la cigarette électronique est présentée comme un outil de sevrage tabagique, par la filière mais aussi des addictologues. Argument dénoncé par la plupart des associations de lutte contre l’industrie du tabac. Sur ce point, Santé publique France choisit la prudence et reconnaît des débats persistants entre experts.

Les cigarettes électroniques « soulèvent de nombreuses questions de santé », faute de « consensus scientifique » et « pourraient être une porte d’entrée vers le tabagisme ». Leurs effets sur la santé sont aussi « insuffisamment connus ». Les experts de l’agence rappellent qu’elles émettent « des composés organiques volatils, des espèces réactives de l’oxygène, des furanes et des métaux, connus pour leur toxicité sur les poumons ».

Alors que le tabagisme baisse et que le vapotage augmente, ils alertent sur un « risque d’une renormalisation du geste » (qui mime celui de la cigarette) et « d’une renormalisation du tabagisme ».

Leur attention s’est aussi portée sur les adolescents, particulièrement concernés par l’augmentation de l’utilisation de la vape. Ceux-là même que l’industrie cible à coups d’objets design, colorés, parfums sucrés.
« Une attention doit aussi être portée à la persistance, voire à l’augmentation non souhaitée, de l’addiction à la nicotine. »