
La proposition de loi, que le ministre Serge Papin espère voir arriver à l’Assemblée nationale à la rentrée, pour pérenniser l’utilisation des titres-restaurant en grande surface, ne répond pas aux attentes des professionnels (voir 30 juin 2025).
La profession n’est pas d’accord. Et elle le fera savoir !
C’est ainsi que débute une communication de l’Umih (Union des métiers de l’hôtellerie-restauration).
Pourquoi nous sommes opposés
Élargir durablement l’usage du titre-restaurant aux produits non directement consommables, c’est détourner un outil conçu pour permettre aux salariés de déjeuner au restaurant. C’est organiser, de fait, un transfert massif d’activité vers la grande distribution, au détriment direct des restaurateurs et de nos commerces alimentaires de proximité.
Si le texte devait être discuté au Parlement, nous défendrons une solution simple, équilibrée et efficace : le double plafond : 25 euros maximum par jour dans les restaurants et les commerces alimentaires de proximité, et 10 euros maximum par jour en grande et moyenne surface.
Ce compromis permet de :
- Protéger le pouvoir d’achat des salariés.
- Préserver l’emploi local et nos centres-villes.
- Sécuriser le dispositif sur le plan juridique et fiscal.
- Maintenir la souplesse attendue par les utilisateurs.
Moderniser le titre-restaurant ? Oui. Le détourner de sa vocation ? C’est non.
Rappelons enfin que si cette proposition de loi n’est pas adoptée, les règles actuelles prendront fin. À partir du 1er janvier 2027, le titre-restaurant retrouvera sa vocation d’origine pour les restaurateurs.
Rien de plus. Rien de moins.




