
Les faits : Ce 8 août, quatre personnes comparaissaient au tribunal de Chartres pour appartenance à un réseau trafiquant des cigarettes contrefaites. L’organisatrice (25 ans), récidiviste, risque jusqu’à 20 ans de prison.
Après l’interrogatoire des suspects, il a été fixé une audience de renvoi au 8 octobre. L’un des prévenus restera en détention provisoire à Nantes, les trois autres sont placés sous contrôle judiciaire, selon Le Parisien Libéré.
Le trafic : L’offre du réseau était aussi simple qu’efficace : des cartouches de Marlboro à 25, voire 20 euros. Lors de leur arrestation, les enquêteurs ont retrouvé près de 300 cartouches de cigarettes « imitées à la perfection ». En complément : de la cocaïne, de la résine de cannabis et du protoxyde d’azote. Mais il est à noter que le chiffre d’affaires lié aux stupéfiants était inférieur à celui des cigarettes de contrefaçon. Les stupéfiants n’étant qu’un complément de revenus.
Le réseau ne s’adressait qu’à une trentaine de clients réguliers, probablement eux-mêmes revendeurs ou vendeurs à la sauvette, basés entre Chartres et Dreux.
L’argent — plusieurs dizaines de milliers d’euros — était blanchi dans une boutique de téléphonie de Vernouillet (Yvelines).
Commentaires : D’après Daniel Bruquel, chef du service Prévention du commerce illicite de Philip Morris France, le marché parallèle du tabac (tout ce qui ne vient pas du réseau officiel des buralistes) représente désormais 49,4 % de la consommation française totale de cigarettes. Et la contrefaçon (fabrication dans une usine clandestine) correspond à 15,6 % de cette même consommation (voir les 11 et 12 juin 2025).
Des chiffres hallucinants mais que la fréquentation des tribunaux permet de le vérifier.




