Les prix des cigarettes et du tabac en Algérie ont connu une hausse soudaine et rapide en l’espace de quelques jours, prenant les consommateurs au dépourvu et provoquant colère et mécontentement, alors qu’aucune annonce officielle ni explication claire n’a été fournie par les autorités compétentes sur les raisons de ces augmentations.
C’est ainsi que débute une information de Maghreb Émergent que nous reprenons.
Le prix d’un paquet de cigarettes « Marlboro » a enregistré une progression spectaculaire, passant de 430 à 440 dinars (2,90 euros) chez certains détaillants – il y a une dizaine de jours – à 500 puis 520 dinars (3,40 euros) en une seule journée, selon des observations de consommateurs et de commerçants.
Le paquet de cigarettes « RYM » a également connu une nouvelle hausse, passant de 270 à 290 dinars, tandis que le prix du paquet « LD », le plus populaire sur le marché algérien, est passé aussi de 260 à 290 dinars (1,91 euro), reflétant un rythme d’augmentation accéléré et discontinu des prix.
Ces hausses interviennent alors que la loi de finances n’a prévu aucune modification annoncée concernant l’augmentation des taxes ou droits sur le tabac, ce qui soulève des questions sur le rôle de la spéculation, des perturbations dans la distribution ou de décisions internes non communiquées dans la chaîne de commercialisation.
Le débat s’intensifie d’autant plus que ces augmentations coïncident avec une hausse non annoncée du prix des carburants, élargissant la fronde populaire et ravivant les interrogations sur le manque de transparence dans la tarification des produits sensibles et son impact direct sur le pouvoir d’achat.
Précisons que le Maroc a aussi augmenté ses prix du tabac le 1er janvier (voir le 27 décembre).




