Tandis que l’Union européenne peinait quelque peu à convaincre les opinons publiques de l’intérêt d’un accord de libre-échange avec les Américains (Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement / TTIP), pour les États-Unis, priorité était donnée, ces derniers temps, à la conclusion du Partenariat Transpacifique.
C’est chose faite avec la signature, ce lundi 5 octobre, d’un accord de principe pour ouvrir la porte à l’un des plus importants traités de libre-échange entre douze pays de part et d’autre du Pacifique (États-Unis, Canada, Mexique, Chili, Pérou, Japon, Malaisie, Vietnam, Singapour, Brunei, Australie et Nouvelle-Zélande).
En harmonisant les normes et en abaissant les droits de douanes, ce traité facilterait les échanges commerciaux des pays signataires – qui représentent les deux cinquièmes du commerce mondial – et contrebalancer l’industrie grandissante de la Chine. Va débuter maintenant une période de décryptage des détails de l’accord de principe qui doit être ratifié par les parlements de chacun des pays, dont certains sont en période électorale (États-Unis et Canada).
Mais, via Radio Australia, l’Australie se satisfait déjà d’une des mesures : le produit tabac est exclu de l’accord et les fabricants de tabac n’auraient donc pas le droit de poursuivre en justice les Etats membres du TPP. « Par exemple, impossible pour Philip Morris de contrer l’instauration du paquet de neutre par le gouvernement australien, auprès du partenariat Transpacifique, comme le géant du tabac a pu le faire devant l’OMC ».




