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25 Fév 2013 | Pression normative
 

En préambule à l’audition publique organisée, ce lundi 25 février dans l’après-midi, par la commission ENVI (Environnement, Santé et Sécurité alimentaire) du Parlement européen (voir Lemondedutabac de ce matin), la Commission européenne et la présidence irlandaise de l’UE se sont prêtés, devant la presse, à quelques  déclarations d’intention.

Tonio Borg, commissaire en charge de la santé : « nous voulons réduire le nombre de fumeurs et cette proposition vise à rendre le tabac le moins attrayant possible, surtout pour les jeunes ; c’est légitime ».

James Reilly (photo), ministre irlandais de la santé : « le choix n’est pas entre vie et emplois, car la vie prime » ; « nous sommes contre le fait de fumer, pas contre les fumeurs » ; « nous n’allons pas interdire de fumer dans les voitures, mais on doit éviter de le faire dans un véhicule en présence d’enfants … ».

Concernant le déroulement des auditions, l’eurodéputée travailliste britannique Linda McAvan, chargée de préparer la position du Parlement européen, a averti l’industrie de son intention « d’enregistrer toutes ses rencontres et entretiens avec les représentants du secteur » et a encouragé ses collègues à faire de même. Comme on le voit, entre propos démagogiques et rodomontades, le débat a été lancé dans un climat plus émotionnel que susceptible de nourrir une réflexion de fond. L’audition, elle-même, a continué dans la même ambiance. Par exemple, avec des applaudissements pour chaque intervention des anti-tabacs. Ce qui est interdit, dans ce type d’audition, par le règlement.

James Reilly s’est montré toujours aussi emphatique : « nous serons fiers de ce que nous allons faire pour épargner 700 000 vies par an ». Sans apporter la moindre preuve de l’efficacité des paquets génériques, mesure phare de la Directive, en la matière. Tonio Borg (photo) a utilisé un recours, digne de la « théorie du complot », pour dénoncer les « tactiques dilatoires » susceptibles de retarder l’adoption de la Directive, dès cette année.

Des discours convenus, en somme. Ou la forme l’emporte sur le fond. Normal puisque rien n’a été fait pour équilibrer le débat (voir Lemondedutabac du 12 février).

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