Deux braquages de buralistes, à 48 heures d’intervalle, prouvent, s’il en était besoin, que la banalisation de l’ultra-violence accompagne le développement d’une délinquance liée, bien souvent par ailleurs, au trafic de tabac.
Dimanche matin, dans la banlieue de Toulouse, un couple de buralistes a violemment été agressé avant l’ouverture de leur tabac-presse. Deux agresseurs armés les ont braqués et ligotés pour piller leur réserve de cigarettes (20 000 euros), en prenant soin de choisir les marques les plus vendues. Le buraliste confirme qu’il s’agit d’un braquage très violent : « Oui ce sont des méthodes de grand banditisme pour de tabac, bien sûr ! ». Selon lui, c’est « la conséquence directe des augmentations du prix du tabac. Nos politiques ne se rendent pas compte. De toute façon ça va aller de pire en pire. Maintenant, les cigarettes, c’est comme si on vendait des lingots d’or ! ».
Hier, mardi 30 octobre, c’est au tour d’un gérant de tabac parisien de se faire braquer sur le chemin de sa banque. Menaçant le commerçant avec une arme de poing avant de tirer dans sa direction et de lui projeter au visage du gaz aveuglant, les deux malfaiteurs sont parvenus à s’emparer de la recette (estimée à 30 000 euros). La victime a dû être transportée à l’hôpital.




