Début décembre, le Compte Nickel passait le cap des 200 000 clients (voir Lmdt des 8 et 9 décembre). Dans son édition de ce dimanche 20 décembre, le quotidien DNA s’intéresse au phénomène qui prend de l’ampleur en Alsace aussi avec 5 800 clients et 37 buralistes habilités : « le boom des RIB en cinq minutes ». Extraits.
• Une simplicité qui séduit un large public : « Dès l’ouverture, si vous déposez de l’argent, vous pouvez immédiatement faire des achats en sortant », souligne un buraliste à Strasbourg. Sur l’écran tactile de la petite borne orange et blanche, le nombre de clients en France est décompté, en instantané. En cette mi-décembre, il passe de 205 308 à 205 315 en à peine cinq minutes ».
• D’abord destinés aux exclus du système bancaire, qui représentent toujours « environ un quart des clients », selon Thierry Lefèbvre (président de la chambre syndicale des débitants de tabac du Haut-Rhin) les comptes Nickel reflètent aujourd’hui la diversité de la société : achats sur Internet, voyages à l’étranger (aucun frais sur les opérations, même hors de la zone euro), l’offre aux 12-18 ans.
• Le compte Nickel est aussi plébiscité par les personnes qui arrivent sur le marché de l’emploi. « Il permet de sortir d’un cercle vicieux : pour travailler, il faut un compte, mais pour l’ouvrir, il faut souvent un revenu, relève Patrice Soihier (président de la chambre syndicale des débitants de tabac du Bas-Rhin).
• En échange de services supplémentaires non dévoilés pour le moment, les professionnels devraient pouvoir ouvrir un compte (à partir de mars) à un tarif « quatre fois moins cher que dans une banque classique », promet-on du côté de la société Compte Nickel. « Déjà pour les particuliers, cette cotisation doit être deux à trois fois moins élevée qu’ailleurs », estime Thierry Lefèbvre.
• Cela incite les clients à franchir la porte de leur buraliste, et pourquoi pas, à consommer sur place. Mais au-delà de l’aspect commercial, les buralistes ont le sentiment d’offrir un véritable service de proximité. Surtout pour les personnes jusque-là exclues du système bancaire et qui, grâce à cette offre, retrouvent « un peu de dignité ».




