Voici le texte intégral de la réaction de la Confédération des buralistes transmise, ce lundi 1er octobre, à la presse.
UNE DOUBLE PROVOCATION
« Nous sommes en pleine chronique de la disparition annoncée d’un commerce de proximité ! L’annonce brutale par le gouvernement d’une nouvelle hausse de taxes sur le tabac, en 2013, est une double provocation pour les buralistes.
« C’est une provocation sur le fond. Car cette hausse de taxes va se traduire en un nouveau bond en avant des prix, dès juillet prochain. Cela fera deux hausses en moins d’un an ! Exactement comme en 2003. Ce qui a précipité la disparition de 6 000 points de vente (et de 22 000 emplois).
« D’autant que cette annonce n’est accompagnée d’aucune mesure pour renforcer la lutte contre le marché parallèle. Dans un an, celui-ci pourra représenter entre 25 et 30% de la consommation. Quelle irresponsabilité par rapport à la politique de santé publique ! On pousse les jeunes et les plus modestes vers la contrebande.
« C’est une provocation sur la forme. Car cette mesure est annoncée sans la moindre concertation ni dialogue. Et le jour même d’une augmentation des prix qui s’avère, déjà, la plus forte depuis 2003. L’imprévoyance le dispute au cynisme.
« C’est un réseau de 27 000 petits entrepreneurs que l’on accable. C’est tout un lien social dans nos quartiers et campagnes que l’on veut rompre.
« D’ores et déjà, la Confédération des buralistes appelle à la mobilisation. Non seulement des buralistes mais aussi de leurs 10 millions de clients et amis. »




