LA VODKA N’EXPLIQUE PAS TOUT
• GARD. Jugé en comparution immédiate ce vendredi 21 février, un jeune homme de 23 ans a été condamné à deux ans de prison ferme pour le braquage d’une épicerie-tabac de Saint-Paul-les-Fonts. Cinq jours avant, après avoir bu une bouteille de vodka, il avait menacé la vendeuse de l’épicerie avec un pistolet à grenaille pour se faire remettre des tickets à gratter et le contenu de la caisse.
Alors qu’il repart, la patronne de l’établissement, qui était dans la réserve, le poursuit dans la rue et s’agrippe au sac contenant le butin qu’elle parvient à lui reprendre. Le braqueur déguerpit, bredouille … au volant de sa voiture. Grâce au contenu du sac, il est rapidement interpellé.
Explications à la barre du tribunal de Nîmes : « je savais très bien que mes empreintes étaient sur le sac laissé sur place. Je voulais me faire arrêter avec une arme. Je me moque de l’argent. Quand mon amie m’a dit qu’elle avait du sentiment pour un autre gars, tout s’est serré dans mon cerveau. L’alcool, le chagrin … Mais je n’ai pas voulu faire du mal. C’était plus pour me faire mal ».
« DANS CES CAS-LÀ, ON NE RÉFLÉCHIT PAS … »
• Vosges. C’est le témoignage hallucinant d’un buraliste d’Epinal qui revient sur son bras-de-fer avec un braqueur, le 6 février dernier.
« Il est arrivé et m’a demandé la caisse en brandissant un pistolet automatique. Il avait l’air plutôt jeune. Je lui ai dit, en approchant de la caisse, qu’elle était vide. Je l’ai ouverte et j’ai pris mon taser. J’ai tiré une première fois. Je l’ai loupé. L’homme s’est approché de moi. J’ai tiré à nouveau en le loupant encore. Mais le braqueur a pris peur et s’est enfui. Je crois que son arme était factice, mais, à vrai dire, je n’en suis pas très sûr. Dans ces cas-là, on ne réfléchit pas ».
… Et pourtant, un drame peut si vite arriver, comme ce buraliste du Val-de-Marne grièvement brûlé lors de l’utilisation de son taser (voir Lmdt des 8 et 15 décembre 2014).




