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4 Fév 2015 | Observatoire
 

SénatAutoriser la vente au détail du cannabis, via un monopole, « comme pour le tabac » : la sénatrice Esther Benbassa (EE-LV) ne se fait guère d’illusion sur l’aboutissement de sa proposition de loi (voir Lmdt des 28 janvier et 2 février). Mais ce 4 février, le sujet est quand même discuté pour la première fois au Sénat, qui a bien besoin, en ce moment, de montrer qu’il est au fait de tout ce qui se passe en société .

Ce matin dans Libération, les avis sont partagés. Paroles, contrastées, de sénateurs :

Cannabis« J’étais opposé à la légalisation, mais depuis dix ou quinze ans, le contact des réalités du terrain m’a fait évoluer. Force est de reconnaître que, pour acheter la paix dans les quartiers, nous avons collectivement fermé les yeux sur l’économie parallèle qui s’est développée. A moins de mettre en place une politique particulièrement dure, ce qui est irréaliste. Il est impossible de revenir en arrière » : Michel Amiel (non inscrit).

« Notre société a besoin de repères. On le voit avec l’alcool et le tabac, il est très difficile de faire machine arrière une fois qu’une drogue a été légalisée » : Michel Forissier (UMP).

« Devenu une substance facilement disponible, ce produit entretient une économie parallèle aux enjeux financiers considérables et gangrène la vie de certaines cités » : Jean Desessard (EE-LV).

Quant au sénateur Michel Vergoz (PS), il se dit « pour une délivrance encadrée » du produit, mais il ne votera pas pour ne pas s’exposer « en tant que vendeur potentiel, à un conflit d’intérêts ». Il est pharmacien.

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