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19 Sep 2012 | Institutions
 

Dans la mouvance de la journée de mobilisation des buralistes du 6 septembre, retenons l’initiative du député UMP du Haut-Rhin, Eric Straumann, qui a déposé une question écrite à la ministre de la Santé sur la possibilité de vente, dans les débits de tabac, de produits de substitution pour combattre l’addiction.

« Au-delà de la première prescription, qui est médicale, puisque remboursée à hauteur de 50 € par an et par personne (soit un mois de traitement), et qui doit ainsi s’effectuer en pharmacie, ces produits, à base de nicotine, pourraient être délivrés ensuite par ce type de commerces. Ceux-ci oeuvrent déjà en matière de santé publique en commercialisant les préservatifs et les alcootests. Pourquoi ne pas y adjoindre cette activité ? Les buralistes pourraient travailler sur ces produits à des marges moindres (par exemple 25 %) que celles dégagées actuellement aux pharmaciens (en moyenne 39 %), et ainsi en faire bénéficier les personnes souhaitant arrêter de fumer.
Par ailleurs, il n’y aurait rien d’antinomique à trouver un rayon de sevrage tabagique jouxtant un rayon tabac « classique ». Les débitants de tabac connaissent souvent bien leurs clients et, la plupart du temps, sont informés des souhaits de certains d’arrêter de fumer. Ainsi, avec une offre de substituts nicotiniques, les débitants auraient tout intérêt (notamment du fait de la marge sur ces produits, qui sera toujours plus rémunératrice) à persuader le consommateur de se sevrer et, ainsi, jouer pleinement leur rôle en termes de santé publique. Aussi lui demande-t-il ce qu’elle pense de cette proposition et ce qu’elle compte entreprendre à ce sujet ».

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