Une diversification pour le moins insolite. Depuis le mois d’octobre, une buraliste d’Agen vend des cigarettes et des robes de mariée …
Marie-José Marie se sentait « enfermée » dans son tabac-presse du centre-ville et décide de se transférer dans un autre quartier de la ville. Mais déménager n’a pas suffi à la remotiver. Elle raconte son tournant dans Sud-Ouest du vendredi 2 janvier : « l’activité est difficile, la presse, le tabac, cela ne marche plus comme avant ». Et puis, après dix ans, elle a eu envie de « s’évader un peu de cette activité prenante ». Alors, elle a cherché. Dans ce qu’elle aime, ce qui la fait rêver. L’idée des robes de mariée est venue. Il lui a fallu une bonne année pour concrétiser son envie, trouver des fournisseurs fiables qui la suivent, surtout sur Internet.
Dans la vitrine, les robes immaculées ont remplacé les couvertures de magazines. Après la devanture, une fois le projet bouclé, elle a aménagé son arrière-boutique : grandes cabines d’essayage, miroirs et fauteuils confortables. Avant de se lancer, elle a bien étudié l’offre locale. Son cœur de cible ? Les robes à petit budget et du sur-mesure.
Pour le moment, l’activité débute et toute la famille est mise à contribution. Son époux qui assure l’activité tabac-presse quand elle est en rendez-vous avec ses clientes au fond du magasin. Sa fille et sa nièce qui font office de » mannequins » pour communiquer sur le projet. « Je sais qu’il faut quelques mois pour que l’activité s’installe », mais, déjà une coiffeuse a pris contact avec elle et se profile, dans quelques semaines, » un salon du mariage » pour se faire définitivement connaître du grand public.




