L’AFCF (Association des Fournisseurs de Cigares en France) soutient, dans un communiqué de ce mercredi 5 septembre, l’opération de protestation des buralistes contre l’instauration du paquet générique et la suppression des linéaires de vente, proposées à l’occasion de la révision de la directive tabac, actuellement en discussion à Bruxelles.
Selon l’Association, les cigares et cigarillos, qui représentent moins de 3 % des ventes de tabac en France, sont appelés à disparaître, de fait, si ces deux décisions européennes devaient s’appliquer en France. « En effet, avec plus de 1.200 références de cigares et cigarillos, le buraliste français est le conseiller privilégié du consommateur » précise le communiqué, mais « la conjonction de ces deux dispositions, actuellement discutées à Bruxelles, ne permettrait plus au buraliste de donner ses conseils au consommateur ».
« Aujourd’hui, chez un buraliste non spécialisé, le pourcentage des produits cigares et cigarillos dans son linéaire reste important malgré le fait que cela ne représente que 3 % de ses revenus. Les buralistes seront obligés de privilégier, par manque de place, les marques leaders des cigarettes et du tabac à rouler par rapport aux cigares et cigarillos ».
L’AFCF souhaite que « le gouvernement français puisse faire appliquer au niveau européen les photos-chocs dans tous les Etats-membres avant d’instaurer le paquet générique », alors que seuls 8 pays européens ont des photos-chocs sur les conditionnements du tabac.
Quant à l’instauration du paquet générique, pour les cigares et cigarillos, l’AFCF prévient d’« une augmentation de la contrefaçon en France, accompagnée d’un transfert massif des achats par les consommateurs français à l’étranger, où ils seront sûrs d’acheter les marques de cigares et cigarillos qu’ils désirent ».




