« Les visuels choc constitueraient un mode de prévention plus efficace car ils attirent mieux l’attention et sont mieux mémorisés », selon une étude de l’Université de Pennsylvanie (Philadelphie), soutenue par le National Institutes of Health (NIH), à paraître en juillet dans la revue American Journal of Preventive Medicine. Mais à y regarder de près, on s’aperçoit des limites de cette démarche.
L’étude menée auprès de 200 fumeurs seulement, âgés de 21 à 65 ans, a utilisé la technologie de « l’eye-tracking » pour suivre la façon dont les participants regardaient les avertissements, puis parvenaient à s’en souvenir : 83% se rappelant exactement de l’avertissement sous forme de photos-choc, contre 50% dans le cas de l’avertissement « texte » … Les chercheurs ont également remarqué que les participants s’attardent plus longtemps sur l’annonce graphique que sur l’avertissement texte, ce qui renforcerait la mémorisation.
Si l’étude conclut, de la sorte, que les images sur les paquets de cigarettes constituent de vrais avertissements avec une meilleure rémanence, elle n’est, cependant, absolument pas parvenue à évaluer leurs conséquences sur le comportement du fumeur par la suite.
Cette étude intervient peu de temps avant la généralisation des images choc sur les paquets de cigarettes aux USA (septembre).




